FUTSAL

Publié le 10/07/2019

Roland Brouat : « L’arrivée de l’OL est un projet mûrement réfléchi… »

L’arrivée de l’OL dans le paysage du futsal la saison prochaine a grandement alimenté les conversations ces dernières semaines.
Mais elle ne doit pas occulter le riche exercice qui vient de se terminer, le plus abouti depuis les débuts de la commission ad-hoc.
Roland Brouat, le président, fait le point et évoque la suite. 

Roland, avant de commencer à parler futsal district… que t’inspire l’arrivé de l’OL dans la discipline ?
Déjà, je tiens à préciser qu’elle ne s’est pas faite du jour au lendemain. C’est un projet murement réfléchi et proposé au comité directeur du district avec toutes les explications souhaitées. Celui-ci a accepté à l’unanimité d’engager une équipe de l’OL en D1 pour plusieurs raisons. La première est qu’il restait une place vacante du fait des forfaits de la saison dernière. Cela ne changeait donc rien aux montées ou descentes prévues au départ du dernier championnat. Certains clubs nous ont fait part de leurs divergences. Mais il nous semblait intéressant pour tout le monde d’avoir des affiches de prestige, en championnat et en coupe du Rhône, comme l’a souligné Pascal Parent lors de l’assemblée générale du district. D’ailleurs, l’information n’a suscité aucun commentaire ce jour-là.

La coupe de Lyon et du Rhône a été une véritable réussite…

Le District de Lyon et du Rhône et de Lyon est l’un des plus développés de France en matière de licenciés… mais ne possède toujours pas de club en D1. Comment expliques tu ce paradoxe ?
Effectivement, nous sommes le deuxième de France en nombre de licenciés, avec 2183 au total dont trois-cent soixante-dix spécifiques futsal. La ligue LAuRA Foot, qui couvre onze départements, compte trente-deux équipes dans ses championnats dont quatorze issus de notre district. Nous n’avons certes plus de club dans l’élite depuis cinq saisons et les descentes de Footzik et Moulin à Vent. Mais ces trois dernières années, le champion de notre est ensuite le vainqueur des barrages et accède à la D2 : l’AS Minguettes, l’AS Martel Caluire et le FC Chavanoz cette saison. Pour évoluer au plus haut niveau national, il est impératif de présenter un budget conséquent et des structures adaptées. Ce que n’ont pas nos clubs par rapport aux grosses écuries parisiennes par exemple, qui sont soutenues par les collectivités locales, voire régionales. Du coup, il n’est pas rare de voir évoluer dans ces équipes des internationaux français ou étrangers.

« J’ai ressenti plus de rigueur disciplinaire cette saison… le travail de notre commission porterait-il ses fruits ? »

Dans les grandes lignes, quel bilan tires-tu de la saison écoulée ?
Elle a été d’un niveau sportif très élevé avec des compétitions indécises jusqu’au bout pour les soixante-dix formations en lice. Nous avons encore vu arriver de nouveaux clubs et notre discipline se structure toujours un peu plus en matière d’arbitrage, de sécurité, de délégations (…)

Le public répond souvent présent dans les gymnases…

Quelle est ta principale satisfaction ?
Elles sont multiples. Mais je retiendrai l’essor de la pratique chez les U15 et les U18, en collaboration avec la commission technique du district qui a effectué un travail remarquable. Et cerise sur le gâteau, elle a organisé plusieurs plateaux officiels pour les U7, U9 et U11 avec des réussites absolues. Notre coupe du Rhône peut également être citée. Elle a connu un vif succès sur des installations magnifiques avec un public nombreux, du spectacle sur les parquets, toujours dans un parfait esprit de fair play sur le terrain et dans les tribunes. Bref, ça a été de bons moments de futsal. Mais surtout, j’ai ressenti plus de rigueur disciplinaire cette saison. Le travail des éducateurs et de notre commission sécurité porterait-il enfin ses fruits ?

« Un premier pas a été franchi mais il reste du travail… »

Une déception ?
Pas une déception mais un vœu. Que le travail de notre commission soit reconnu à sa juste valeur et écouté. Car notre constante préoccupation est la pérennisation et la reconnaissance de notre discipline.

Quels seront les chantiers prioritaires la saison prochaine ?
Le rapprochement avec le milieu scolaire, que nous devons développer. Il est fréquent de voir aujourd’hui nos collégiens ou lycéens, dans le cadre de leurs heures d’EPS, s’adonner au football en salle, avec les règles qui régissent le futsal. Nous devons savoir en profiter. Il nous faut aussi travailler sur les conventions de mises à disposition des gymnases avec les instances politiques locales et régionales pour obtenir plus de créneaux pour nos clubs.

Le mot de la fin pour toi…
Le futsal prend aujourd’hui de plus en plus d’ampleur au sein de notre district, mais aussi au niveau national, Nos instances fédérales en prennent conscience. Un premier pas a été franchi avec une historique première qualification de notre équipe nationale à l’Euro 2018… en étant le seul pays amateur parmi les douze participants. C’est un premier pas, mais il reste encore du travail pour rejoindre les nations de pointe.

Denis DUPONT

Par Erika Gimenez

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