COUPE DLR – P. CANILLAS : « CLAIREMENT UN AVANTAGE… »

Publié le 04/06/2026

LA FINALE DE LA COUPE DLR SENIORS CETTE SAISON SERA DIRIGEE PAR UN ARBITRE QUI FAIT PARTIE DE CEUX QUI ONT CONNU UNE BELLE CARRIERE DE JOUEUR AVANT DE SE RECONVERTIR AU CŒUR DU JEU. AVANTAGE ?
PHILIPPE CANILLAS EN PARLE…

Philippe, quand et dans quelles circonstances as-tu appris ta désignation pour la finale de la coupe de Lyon et du Rhône cette saison ?
J’ai appris ma désignation pour la finale de la Coupe de Lyon et du Rhône il y a quelques jours, lorsque j’ai été contacté par Laurent Chabaud, le président de la CDA du District.

Et alors, ça fait quoi ?
C’est une immense fierté et beaucoup d’émotion car cette désignation vient récompenser plusieurs saisons de travail, d’investissement pour l’arbitrage.

Comment appréhendes-tu cet événement ?
J’appréhende cet événement avec beaucoup de sérieux, mais aussi énormément d’enthousiasme. Une finale reste un moment particulier dans une saison, avec une ambiance, un enjeu et une attente différents d’un match classique. La préparation physique va rester importante pour arriver dans les meilleures conditions le jour « J ». 

Tu as déjà arbitré une finale de coupe de Lyon et du Rhône de futsal en 2024 (ndlr OL-AS Saint-Priest), ainsi que la finale de D1 à 11 la saison dernière (ndlr US Montanay-ES Genas). En quoi ces matchs sont-ils différents ?
Ces finales m’ont beaucoup apporté, mais elles sont toutes différentes dans leur approche. La finale de futsal entre Olympique Lyonnais et AS Saint-Priest en 2024 était très intense, avec un rythme extrêmement rapide, peu de temps morts et une proximité permanente avec les joueurs. En futsal, chaque décision peut avoir un impact immédiat, donc il faut être constamment concentré. La finale de D1 à 11 entre l’US Montanay et l’ES Genas était différente dans la gestion globale du match. Sur grand terrain, il y a davantage de gestion tactique, émotionnelle et relationnelle avec les acteurs. L’ambiance autour d’une finale à 11 est aussi particulière, avec plus de public. Ces expériences me servent aujourd’hui, parce qu’elles m’ont appris à gérer la pression, à rester calme dans les moments importants et à préparer ce type d’événement.

« JE M’ATTENDS A UN MATCH ENGAGE ET INTENSE, COMME SOUVENT DANS UNE FINALE… »

L’affiche à Feyzin le 6 juin sera FC Lyon-O Vaulx. Deux clubs que tu connais bien… que peux-tu nous dire à ce sujet ?
Cette affiche promet une très belle finale. Ce sont deux équipes que je connais effectivement bien pour les avoir croisées à plusieurs reprises au fil des saisons. Le plus important sera justement de faire abstraction de toute connaissance des clubs ou des acteurs pour rester totalement neutre et concentré uniquement sur le terrain.

Tu t’attends à quel type de match ?
Je m’attends à un match engagé et intense, comme souvent dans une finale. Il y aura forcément beaucoup d’envie des deux côtés, avec des joueurs qui voudront marquer cette fin de saison et aller chercher un titre.

Ça sera quoi un match réussi pour toi arbitre ?
Un match réussi, pour un arbitre, c’est avant tout un match où l’on ne parle presque pas de l’arbitrage à la fin. Cela veut dire que la rencontre s’est déroulée dans un bon état d’esprit, que les joueurs ont pu s’exprimer et que les décisions importantes ont été prises avec justesse et cohérence.

« JE PENSE AVOIR ATTEINT LE MAXIMUM DE MON NIVEAU… »

Tu as 50 ans et tu officies comme arbitres depuis 16 ans après une belle carrière de gardien de but jusqu’en R2 en foot à 11 et en R1 au futsal. En quoi avoir été joueur est-il un atout pour arbitrer ?
Avoir été joueur pendant de nombreuses années est clairement un atout dans l’arbitrage. Mon parcours de gardien de but jusqu’au niveau R2 me permet aujourd’hui de bien comprendre les réactions, les émotions et les attentes des joueurs sur le terrain. Je sais ce qu’un joueur peut ressentir dans certains moments de tension, d’injustice ou de frustration, et cela aide beaucoup dans la gestion humaine d’un match.

Tu diriges des rencontres de D1 foot à 11 et de D1 futsal. Tu penses encore aller plus haut ?
Aujourd’hui, le fait d’évoluer en D1 à 11 et en D1 futsal est déjà une vraie satisfaction, surtout après être arrivé relativement tard dans l’arbitrage. J’arrive maintenant à 50 ans. Je suis donc forcément plus proche de la fin. Je pense avoir atteint le maximum de mon niveau, et j’en suis déjà très fier.

On te laisse le mot de la fin…
Je voudrais surtout remercier toutes les personnes qui m’ont accompagné depuis mes débuts dans l’arbitrage : les formateurs, les observateurs, les collègues arbitres, les clubs et bien sûr ma femme et mes filles qui me soutiennent chaque week-end…

Philippe CANILLAS
Né le
 29/06/1976 à Lyon
Job : gardien d’établissement sportif.
Parcours joueur : FC Arbresle, ASA Villeurbanne, AS Craponne, Feyzin CBE, CO Saint-Fons, SC Bron Terraillon (futsal)
Parcours arbitre : arbitre district depuis 2010, cumul avec arbitrage futsal.

Par Zachary Brithmer

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