QUOI DE NEUF DOCTEUR ? LES BIENFAITS DE L’APS (1ERE PARTIE)

Publié le 27/02/2026

L’ACTIVITE SPORTIVE ET SANTE, DEUX ELEMENTS INDISSOCIABLES
PREMIERE PARTIE
PROTECTION CARDIO-VASCULAIRE ET PULMONAIRE, LIMITATION DU POIDS, RENFORCEMENT DES MUSCLES ET DES OS

Faire du sport ou/et avoir une activité physique est une des clés de la santé, à condition de respecter quelques règles de bon sens : il ne faut pas exagérer en durée (épuisement) et/ou en intensité (résistance des tissus). Développer tous les aspects serait très long, et nous allons en envisager cinq thématiques principales liant le sport et la santé : le cœur et les vaisseaux, le poids, la mobilité, le mental et les défenses immunitaires. On désignera par APS (Activité Physique et/ou Sport) cette attitude bénéfique pour la santé, qui est souvent comparée à un médicament et qui est utilisée autant pour la prévention que pour le traitement.
Les durées suggérées pour une pratique raisonnable sont d’une heure par jour pour les enfants et adolescents (5-17 ans), trente minutes par jour pour les adultes (18- 65 ans) et aussi trente minutes par jour, mais adaptées, pour les seniors (plus de 65 ans).

Quels sont donc ces principaux bienfaits qu’on peut attendre de l’APS ?

PROTECTION CARDIO-VASCULAIRE ET PULMONAIRE
L’APS protège contre les accidents cardiaques (infarctus et insuffisance cardiaque), l’hypertension artérielle (HTA) et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).
L’aspect vasculaire est important ; les artères peuvent se boucher (90% des cas) ou se rompre (10%) et l’APS a un rôle dans la protection des vaisseaux. De son coté, une tension artérielle haute (HTA), soit plus de 14/9, favorise la formation des bouchons (emboles) dans les vaisseaux et elle présente un risque de rupture.
Lors d’une « attaque » (obstruction ou rupture d’artère), les parties situées en aval de l’accident sont détruites ou sérieusement altérées, ce qui n’est pas sans conséquence (infarctus cardiaque, AVC au cerveau, embolie aux poumons…). Une bonne circulation sanguine et une bonne pression artérielle entretiennent la souplesse et l’efficacité des vaisseaux. Un vaisseau qui s’encrasse, se bouche où se rompt ; on peut comparer ce mécanisme à un élastique qui se casse lorsqu’il est trop sec ou abîmé ou à un tuyau qui se bouche lorsqu’il est trop encombré.
L’APS diminue le taux de cholestérol sanguin qui encrasse les vaisseaux et se fixe sur les parois des artères (plaque d’athérome) et les fragilise. L’APS réduit l’inflammation chronique de l’organisme qui s’ajoute au cholestérol pour attaquer la paroi des vaisseaux et favoriser les embolies (caillots). L’APS agit aussi en diminuant la tension artérielle.
Au niveau des poumons, l’APS les fait travailler, ce qui renforce les muscles respiratoires qui deviennent plus puissants et ceci augmente la capacité pulmonaire (volume de ventilation). Il en résulte une bonne oxygénation des tissus qui sont dans de bonnes conditions pour remplir leur mission.

LIMITATION DU POIDS
L’alimentation amène des calories, calories qui vont se transformer en sucre puis en graisse et donc conduire à l’obésité. L’APS utilise ces calories et les élimine. On sait aussi que la sédentarité (favorisée par les écrans) s’accompagne souvent de grignotage et augmente l’apport de calories ; de plus l’immobilité ne les élimine pas ; on ne peut pas maigrir sans bouger.
Les premières calories sont utilisées, puis elles se transforment en sucres qui sont stockés par les cellules musculaires et hépatiques (sous forme de glycogène, « l’essence du muscle »). Ensuite, le sucre en excès se transforme en graisse qui part dans les cellules adipeuses (adipocytes) qui se développent.
 L’insuline favorise l’entrée du sucre dans les cellules et elle diminue la glycémie (taux de sucre dans le sang). Un excès de sucre dans le sang est toxique ; il attaque les vaisseaux et favorise les infections. L’APS a une action similaire à l’insuline en aidant le sucre à entrer dans les cellules et elle lutte contre le diabète.
Les adipocytes sécrètent des hormones inflammatoires qui sont agressives pour les vaisseaux. L’APS a donc une action anti-inflammatoire qui réduit cette action négative, ce qui agit aussi contre les maladies inflammatoires (polyarthrite, spondylarthrite…). Les sports d’endurance, qui consomment beaucoup d’énergie, sont efficaces contre l’obésité. On connaît la maigreur des coureurs de fond et des joueurs qui courent beaucoup.

RENFORCEMENT DES MUSCLES ET DES OS
On sait que des muscles qui bougent peu ont tendance à s’atrophier. Les faire bouger est une nécessité pour les conserver en bon état. Faire travailler les muscles est une sage précaution, surtout que l’âge accélère la fonte musculaire (sarcopénie).
En ce qui concerne les os, ils doivent agir contre des contraintes pour se conserver correctement. Les astronautes qui reviennent de missions prolongées dans l’espace présentent une fragilité du squelette, due à l’absence des contraintes induites par la gravité terrestre. L’APS stimule les contraintes et elle nous aide à conserver notre capital osseux. Au niveau des articulations, le mouvement favorise la régénération et l’entretien des tissus ce qui les maintient en bon état et retarde l’arrivée de l’arthrose et de ses conséquences douloureuses.
L’APS introduit une bonne coordination os-muscle ce qui favorise le maintien de l’équilibre et limite le risque de chutes et des fractures qu’elles entraînent.

Par Christian Berger-Vachon

Par Zachary Brithmer

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